Temps d'information sur le mentorat PEPITE

Experts en création d’entreprise, chefs d’entreprise, professionnels du conseil, retraités, aidez nos jeunes entrepreneurs : devenez mentor PEPITE !
Témoignage d'Alexandre Amigouet

Alexandre Amigouet

Etre tuteur permet d'apporter une vision différente et moi ça me permet aussi d’échanger sur des choses que je ne connais pas. C’est pour moi l’intérêt principal de PEPITE : le lien avec l’étudiant entrepreneur. Au fil du temps, une relation de confiance s’est installée. Je pense que chacun gère son tutora un peu comme il le sent, c’est une question de feeling. Un tutora ne peut fonctionner que s’il y a la possibilité d’être libre, de s’exprimer, de donner son avis.

Mon meilleur souvenir en tant que mentor ?
Il y a une vraie proximité et une vraie relation qui n’est pas simplement scolaire, nous sommes dans une logique de filleule/parrain, profondément humaine, sincère et qualitative. C’est la seule chose qui me motive à le faire, on est dans du vrai.

Témoignage de Florence Possémé

Florence Possémé

Quelquefois, il y a des étudiants-entrepreneurs qui restent bloqués avec une idée un peu bancale et en tant que tuteur il faut avoir le courage de leur dire : « elle est bien ton idée mais en l’état, elle n’est pas viable ». Il faut les aider à trouver des solutions et les inciter à aller chercher les outils et moyens qui leur permettront d’être autonomes plus tard.

Mon meilleur souvenir en tant que mentor ?
L’année dernière, j’ai accompagné une jeune femme qui avait d’abord envie de suivre les cours théoriques, sans savoir si elle allait un jour créer son entreprise. Ce que j’ai aimé, c’est que malgré la peur d’être jugée ou d’être mal noté, elle a eu le courage de me dire que ce n’était pas pour elle. Finalement, ce n’est pas échec mais une victoire sur elle-même.

Témoignage d'Emmanuel Lehuger

Emmanuel Lehuger

Entreprendre, il faut avoir ça en soi. Un bon entrepreneur doit être à la fois bon technicien, bon gestionnaire et bon commercial. Mais ce n’est pas réservé aux gens expérimentés. Le tuteur est un coach qui a un rôle structurant dans le parcours de création d’entreprise. Il aide à poser les bonnes bases, à se poser les bonnes questions, toujours dans l’idée de se remettre en cause.
La création d’entreprise, ce sont vraiment les montagnes russes. On avance vite, puis on stagne. Mon rôle, dans les moments difficiles, est de suggérer à l’entrepreneur de travailler sur un autre angle ou d’évaluer s’il se trouve dans une impasse.

Témoigne de François Morin

François Morin

Il faut encourager les jeunes à mettre leurs idées en pratique. Il faut aussi savoir leur dire si leur idée n’est pas bonne, les aider à la faire évoluer et à aller de l’avant. Il ne faut pas les conseiller à tout prix mais plutôt leur donner des clés pour remettre en question leurs choix. C’est notre rôle de mentor de leur dire « Ton idée est bonne mais est-ce que tu as pris le temps d’observer ailleurs ce qu’il se passe ? ». Je m’assure qu’ils ne passent pas à côté d’une voie qui pourrait être intéressante pour leur développement.
Il ne faut pas hésiter à parler des obstacles qu’on affronte. D’autres personnes sont très certainement déjà passées par là et peuvent permettre de trouver des clés ou des pistes de solutions. C'est là que notre réseau professionnel peut être une ressource pour l'étudiant.

Mon meilleur souvenir en tant que mentor ?
Il s’agit sans doute du premier étudiant que j’ai accompagné en tant que Mentor et qui a gagné le premier prix PEPITE national. Il avait un vrai projet de création d’entreprise et nous avions senti en lui une vraie motivation qu’il a su transmettre et montrer aux autres.

Témoigne de Pascale Labelle

Pascale Labelle

C’est très dynamisant de rencontrer des jeunes qui se lancent dans la création d’entreprise et qui ont un autre point de vue, une autre vision de ce que sera la société et l’économie de demain. J’aime partager mon expérience, les écouter, les guider, essayer de comprendre ce qu’ils veulent et les orienter pour qu’ils réussissent. Pour moi c’est une soupape et une expérience vraiment enrichissante. Aujourd’hui, j’ai une activité très intéressante mais qui ne rapporte pas grand-chose et je trouve que PEPITE m’apporte un très bon équilibre car ça me met dans un autre chemin.

Un tuteur doit d’abord savoir écouter. On a pour mission de guider les étudiants dans leur choix mais sans être donneur de leçon. Il faut leur donner des arguments objectifs et les amener à faire leurs propres choix. Il faut qu’ils soient conscients des risques qui les entourent, et si on perçoit des risques, c’est notre rôle de les aider à trouver des pistes ou des solutions. Il faut les faire réfléchir sur leur positionnement et augmenter leur degré de réflexion sur leur projet. Il faut surtout les encourager, car les encourager c’est les guider vers le chemin de la réussite.
Dans un premier temps, il faut donc les écouter et leur donner notre ressenti sur le degré de réalisme du projet. En fonction de ça, nous pouvons les aider à se confronter à leur environnement, à faire des études de marché et à trouver, si besoin, des partenaires. En tant que tuteur, nous avons un parcours, nous avons vécu des choses et nous en avons réussies certaines et moins d’autres. C’est par le partage de cette expérience que l’on aide les autres à avancer pour ne pas tomber dans les mêmes pièges.

Témoignage de Jérémy David

Jérémy David

Je suis devenu tuteur car c’est quelque chose que j’aime bien faire, rencontrer les étudiants et découvrir leurs projets. On peut passer beaucoup de temps à se poser des mauvaises questions et pour moi être tuteur c’est faire gagner du temps au étudiants et les confronter plus vite au réel. Que ce soit le réel de leur marché ou le réel de l’entreprenariat au quotidien. Les médias mettent souvent en avant l’aspect positif de l’entreprenariat : la liberté, la réussite et les grosses entreprises mais il existe plein de façon d’entreprendre. Il y en a qui peuvent échouer et ce n’est pas grave, il y a beaucoup de gens qui rebondissent après un échec. Il y a d’ailleurs peu de gens qui réussissent du premier coup.

C’est le travail du tuteur de savoir reconnaitre et de dire quand l’étudiant n’est pas mûr pour entreprendre. Il faut savoir leur dire, là tu as tort, là tu as peur et là tu devrais faire ça. Il peut suivre les conseils ou pas mais il s’agit de les faire sortir d’une posture trop scolaire. Il n’y a pas de recette miracle pour réussir, pas d’examen qui garantit la création d’une entreprise viable. Il faut les aider à se prendre en main et les amener à aller chercher des contacts et à demander des regards différents sur leur projet.

Mon meilleur souvenir en tant que mentor ?
Les sessions de présentation des projets ! Je trouve que c’est une belle occasion de montrer ce que l’étudiant a accompli. J’aime beaucoup voire comment l’étudiant réagit à l’exigence des jurés, est-ce qu’il va se braquer ou accueillir les remarques pour grandir et les transformer en quelque chose de positif pour le projet.