Professionnels : venez soutenir les jeunes dans la création d’activité !

C’est la rentrée, nous lançons un appel aux volontaires parmi les professionnels, tous secteurs confondus, afin d’accompagner des jeunes dans un projet entrepreneurial. Ce tutorat d’un an apporte un vrai soutien aux entrepreneurs juniors.

100 tuteurs recherchés sur toute la Bretagne pour mi-octobre

Avis aux chefs d’entreprise, professionnels du conseil, experts en création d’entreprise ou dans un domaine spécialisé, retraités, etc. ! Venez apporter conseils et soutien moral aux jeunes pour les encourager dans leur démarche de création d’activité !

Parmi les nombreux avantages qu’offre le statut SNEE, le tutorat entre étudiants et professionnels est particulièrement apprécié par les intéressés.

Chaque année, étudiants comme tuteurs ressortent boostés par cette expérience. « Une belle énergie se dégage toujours de ces contacts entre professionnels et étudiants, souligne Cécile Bauer, chargée de projet au Pépite Bretagne. Les jeunes ont soif d’apprendre et pour les tuteurs c’est l’occasion de se sentir utiles, mais aussi de nouer ou renouer avec un réseau de professionnels, et de rester connecté avec la dynamique de création d’entreprise. »

" Je leur apporte ce que je n’ai pas eu et ce que j’aurais aimé avoir. "

Le professionnel questionne et aide l'étudiant à trouver des solutions et des stratégies pour développer son idée en projet. « Je leur apporte ce que je n’ai pas eu et ce que j’aurais aimé avoir, témoigne Alexandra-Legros, tutrice, fondatrice de la Volumerie, un studio de scénographie et de mise en scène d’exposition. Je suis là pour apporter du soutien, de la confiance et une écoute attentive. »

Pour Emmanuel Lehuger, tuteur, conseiller en création d’entreprise chez InExtenso, il s’agit avant tout d’aider à « construire de bonnes bases, se poser les bonnes questions à chaque étape du projet, toujours se remettre en cause... Ce travail conditionne le bon démarrage de l’entreprise et une montée plus rapide du chiffre d’affaire ».  

Comment ça marche?

  • Cet engagement est bénévole et peut prendre différentes formes : du coup de pouce ponctuel sur un domaine d’expertise au suivi régulier tout au long de l’année. En rejoignant le dispositif les Entrep’®, l’accompagnateur accepte bénévolement de suivre une équipe de 6/8 étudiants : suivi méthodologique, reporting au coordinateur, ouvrir son réseau etc.

  • Dans le cadre du SNEE, l’accompagnateur aidera le plus souvent un-e étudiant-e seule, le questionnant, l’aidant à trouver ses propres solutions et stratégies pour développer son idée en projet réel d’entreprise lui permettant ainsi de passer de la théorie à la pratique, de sortir de sa zone de confort et aller confronter son idée au terrain.
Vous êtes intéressé ? Remplissez notre formulaire de contact !

Les rendez-vous à la clef

  • 6 octobre 2020, soirée de formation des coaches et parrains des Entrep’®.
  • 22 octobre 2020, réunion d’informations pour les tuteurs qui souhaitent rejoindre le programme SNEE.
  • 24 novembre 2020, soirée speed business meeting pour la rencontre étudiant-es entrepreneur-es et tuteur-rices

Témoignages de tuteurs

Portrait d'Alexandra Legros

Alexandra Legros, cofondatrice de la Volumerie

Ce que je veux, c'est apporter à l'étudiant ce que je n’ai pas eu et ce que j’aurais aimé avoir. J’ai fait 7 ans d’études et on ne m'a jamais parlé d’entreprendre. Lors de la phase de création et même après, j'aurais sans doute évité pas mal de problèmes et de questionnements si on m'avait conseillée pendant ma formation. Un tuteur est là pour apporter du soutien, de la confiance, une écoute attentive... Apprendre à positiver aussi : il y a plein de choses inspirantes autour de nous. Il faut savoir lâcher prise, faire autre chose, éliminer les points négatifs et aller de l’avant. Peu importe si on échoue, c’est comme ça qu’on apprend.
C'est ce que j'ai fait avec Marion, une illustratrice et créatrice d’objet de déco. A la fin du tutorat, Marion était beaucoup plus confiante qu’au début ; elle croyait en son projet. Elle a maintenant toutes les billes et toutes les clés pour réussir. C’était une belle rencontre.

Portrait d'Anne-Lise Bouillon

Anne-Lise Bouillon, experte comptable/chef d'entreprise, cabinet Actuelles

Être tuteur c'est savoir écouter, essayer de comprendre l’étudiant-entrepreneur et lui donner des conseils mais sans être donneur de leçon. J’essaye d’être attentive à son projet et ce qu’il souhaite en faire sans appliquer de modèles préconçus. Il faut pouvoir conforter l’étudiant ou pas sur son projet et être capable de lui dire si le projet n’est pas viable.
Les étudiants ont tellement d’envie et d’énergie que c’est communicatif et ça fait du bien. Cela permet de découvrir des métiers et des univers que l’on ne connaissait pas. Cela permet aussi de se remettre en cause, notamment sur la façon dont on présente les choses : on essaye de donner des conseils mais il faut s’assurer qu’ils soient bien compris et bien perçus.
Accompagner un étudiant et se rendre compte que son projet devient vraiment solide est vraiment toujours une belle surprise.

Portrait de François Morin

François Morin, cofondateur de Moovency

Il faut encourager les jeunes à mettre leurs idées en pratique. Il faut aussi savoir leur dire si leur idée n’est pas bonne, les aider à la faire évoluer et à aller de l’avant. Il ne faut pas les conseiller à tout prix mais plutôt leur donner des clés pour remettre en question leurs choix. C’est notre rôle de mentor de leur dire « Ton idée est bonne mais est-ce que tu as pris le temps d’observer ailleurs ce qu’il se passe ? ». Je m’assure qu’ils ne passent pas à côté d’une voie qui pourrait être intéressante pour leur développement.
Il ne faut pas hésiter à parler des obstacles qu’on affronte. D’autres personnes sont très certainement déjà passées par là et peuvent permettre de trouver des clés ou des pistes de solutions. C'est là que notre réseau professionnel peut être une ressource pour l'étudiant.

Emmanuel Lehuger, conseiller en création d’entreprise, In-extenso

Entreprendre, il faut avoir ça en soi. Un bon entrepreneur doit être à la fois bon technicien, bon gestionnaire et bon commercial. Mais ce n’est pas réservé aux gens expérimentés. Le tuteur est un coach qui a un rôle structurant dans le parcours de création d’entreprise. Il aide à poser les bonnes bases, à se poser les bonnes questions, toujours dans l’idée de se remettre en cause.
La création d’entreprise, ce sont vraiment les montagnes russes. On avance vite, puis on stagne. Mon rôle, dans les moments difficiles, est de suggérer à l’entrepreneur de travailler sur un autre angle ou d’évaluer s’il se trouve dans une impasse.

Portrait de Pascale Labelle

Pascale Labelle, consultante spécialisée dans la création de commerces

C’est très dynamisant de rencontrer des jeunes qui se lancent dans la création d’entreprise et qui ont un autre point de vue, une autre vision de ce que sera la société et l’économie de demain. J’aime partager mon expérience, les écouter, les guider, essayer de comprendre ce qu’ils veulent et les orienter pour qu’ils réussissent. Pour moi c’est une soupape et une expérience vraiment enrichissante. Aujourd’hui, j’ai une activité très intéressante mais qui ne rapporte pas grand-chose et je trouve que PEPITE m’apporte un très bon équilibre car ça me met dans un autre chemin.